Architectures solaires

Dans les années 1960, des travaux de recherche autour de l’énergie solaire donnent naissance à quelques expériences architecturales menées par le scientifique Félix Trombe. Il mène des travaux visant à tirer profit de cette énergie abondante et gratuite au sein du laboratoire de l’énergie solaire de Mont Louis puis d’Odeillo à partir du début des années 1960. Situées sur le plateau de la Cerdagne dans les Pyrénées Orientales, ces architectures solaires ont fait l’objet d’un engouement de courte durée suite au 1er choc pétrolier de 1973. Mais très rapidement, le retour à la normale du cours du baril fera sombrer ces constructions au rang d’innovation constructive marginale. Parmi elles, le mur Trombe, un système passif reposant sur la transmission de chaleur par convection. Le système consiste en un mur capteur maçonné sombre, percé à sa base et en son sommet, et placé derrière un vitrage face au sud. Sous l’effet du rayonnement solaire, l’air situé entre les deux éléments s’échauffe, monte et se diffuse dans la pièce attenante, tandis que l’air frais qui s’y trouve est aspiré par le bas et réchauffé à son tour. Plusieurs projets, menés par le scientifique Felix Trombe et l’architecte Jacques Michel ont permis de démontrer la pertinence du système. Malgré cela et dans un contexte nécessitant de développer des solutions réellement sobres, ces architectures solaires semblent aujourd’hui quelque peu délaissées au milieu d’une nature qui reprend ses droits.